Bas les armes
Parce que je reste observer ton courage qui s’envole
Ta joie, ta rage, tes envies frivoles
Parce que tu meurs à petit feu sous mes yeux éblouis
Ton âme passe, s’efface, disparaît de ma vie…
Je te contemple, impuissante, t’enfoncer dans les ombres
De cette souffrance qui t’accable.
Tu laisses courir en toi cette peine immuable
Jusqu’au creux de tes membres.
Regarde toi, un jour passé
Un de plus dans cette vie
Que tu aimerais éviter
Un jour de plus de cette vie
Qui t’as déjà condamné
Je ne vois de ton être
Qu’un héros délaissé
Chaque jour, prit en traître
Par son jeu séquencé
Tu te perds et te mens
Dans cette peine indicible
Dans cette vie prise pour cible
Car elle seule te comprend.
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Sans titre, vite fait
J’ai cru un jour que…
Tu viendrais me chercher
M’emmener plutôt loin
Peine et joie mélangées
J’ai cru un jour que…
Le bonheur existait
Intégral, permanent
Sans vide, sans néant
J’ai cru un jour que…
Je pouvais être sage
Essuyer de mon visage
Mes larmes rebelles
J’ai cru un jour que…
Dans un infime espoir
D’un regard au miroir
Je me trouverais belle
J’ai cru un jour que…
Une belle passion
N’était plus illusion
Mais amour éternel
J’ai cru un jour que…
Je n’y penserais plus
Je viderais mon âme
De ces songes infâmes
Qui peu à peu me tuent
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La chute
Dans la chute d’une nouvelle ère
Notre rencontre, si belle, si belle
Semblait faire pousser des ailes
A mon âme rude et amère
Une oreille, une présence
Tout ton être m’a fait flancher
Mon cœur noir s’est enflammé
Là pour moi, comme une promesse
Pas un Amour, pas cela
Mais un frère de sang et d’âme
Prise de court, tu me désarmes
Usée, blasée de n’être que là
Dans la chute d’une nouvelle ère
Ton absence, si dure, si dure
Me donne l’image d’une torture
D’une rupture si terre à terre…